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 Colette TSHOMBA

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M'BUYI LADY
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MessageSujet: Colette TSHOMBA   Jeu 10 Mai - 5:25

Colette TSHOMBA NTUNDU


Coco Tshomba Ntundu voulait faire le droit, elle a fait du «news» malgré elle

MISE EN LIGNE LE 28 SEPTEMBRE 2005 | «LE SOFT2» N°827-1 DATÉ 30 AOÜT 2005 | ÉDITION LOCALE RDCONGO.
De sa vie privée, Colette Tshomba Ntundu ne dévoile mot. On sait qu’elle est mère de famille, de famille nombreuse. À moins de plonger dans les archives de l’ex-ISTI - dont «Coco» Tshomba détient une licence - on ne saura rien. Elle fait partie de la génération des jeunes téléspeakerines - avec Chantal Kanyimbo, Françoise Vita, Rose Lukanu - que la RTNC maison mère recrute à la fin des années 80 pour donner une nouvelle impulsion à un service où régnaient Betoko Nseya, Mombong, etc.


Depuis, la génération Kanyimbo suscite vocations auprès des jeunes filles qui rêvent de la télé. Originaire du Kasaï mais née et ayant grandi au Katanga - soit, la contrée du chef de l’État Joseph Kabila Kabange -, cette jeune femme dont les convictions politiques portent vers le parti présidentiel PPRD, est P-dg du groupe de presse Uhuru, éditeur de «Uhuru» et du féminin «Awa» (ici en français), impressionne par son dynamisme.

«Ce serait mentir si je dis que le journalisme a été pour moi une vocation. Après mes études littéraires au secondaire, je me suis trouvée devant deux choix: le droit et le journalisme. Comme à l’époque, se faire inscrire à l’université était un parcours du combattant, j’ai pris soin de prendre mon inscription en deux endroits: en droit à l’Université de Kinshasa et en journalisme à l’ex-ISTI devenu aujourd’hui IFASIC. J’ai donc passée mon concours d’admission à l’ISTI et j’ai déposé mon dossier à l’apparitorat de la faculté de droit de l’UNIKIN. Dans l’attente, les résultats du concours à l’ISTI ayant été rendus publics avant les listes de l’UNIKIN, j’ai donc opté pour le journalisme. Donc vous voyez que le barreau a peut-être perdu mais le journalisme a sûrement gagné».

Parlez-nous un peu de votre cursus professionnel?
Je dois dire d’abord que je suis titulaire d’une licence en journalisme, option politique intérieure. Mais mes débuts dans la profession ont commencé au tout début de ma formation. Avec quelques amies de l’école comme Chantal Kanyimbo, Rose Lukanu, Françoise Vita, j’ai été choisie pour passer un test à la télévision nationale, la RTNC, qui, vers la fin des années 80, voulait rajeunir son équipe de téléspeakage. J’ai réussi au test et j’ai commencé comme téléspeakerine tout en étant étudiante à l’ISTI. Quand j’ai fini mon bac + 3, j’ai demandé et obtenu mon transfert pour la grande équipe de la rédaction du JT. J’ai d’abord fourbi mes armes au desk des reportages et enquêtes avant de commencer à intervenir au JT, puis de passer comme présentatrice du bulletin matinal, à 7 heures, et de l’édition de 23 heures. Enfin, je suis passée à l’édition prime time de 20 heures. Dans la foulée, profitant d’un séjour linguistique en Afrique du Sud, j’ai effectué quelques piges à Canal Afrique. J’ai regagné la RTNC peu avant l’entrée de l’AFDL à Kinshasa en mai 1997. Pour des raisons personnelles liées à ma situation familiale, je suis repartie à l’étranger en 1998 avant de retourner au pays fin 2001 pour fonder le groupe de presse Uhuru dont j’assume les fonctions de P-dg. Et, en même temps, je suis retournée aux études à l’IFASIC pour faire ma licence. Je dois dire également que concomitamment à mon travail de journaliste, j’ai été conseillère en communication dans plusieurs ministères.

Nombre de jeunes filles préfèrent l’audiovisuel à la presse écrite. Comment expliquer votre départ de l’audiovisuel et le choix de créer un journal?
Vous avez raison de le souligner et c’est bien regrettable. En ce qui me concerne, je dirai tout simplement qu’à mon retour d’Europe, j’étais devant un embarras du choix: fallait-il retourner à la RTNC où j’avais toujours ma place comme fonctionnaire ayant bénéficié d’une mise en disponibilité ou fallait-il faire autre chose? J’avais dix ans de télé derrière moi et je pense que je n’avais plus rien à démontrer. Mais rester dans le monde de la presse signifiait pour moi affronter des nouveaux défis. C’est ainsi que j’ai opté pour la création d’un journal. Alors, dire que les femmes se ruent vers la télé pour être vues, ça me paraît très réducteur et à la limite du cliché femme-objet. Et cela vaut autant pour les jeunes femmes qui se destinent à la télé pour y être vues et faire valoir leurs atouts physiques que pour les hommes qui jugent les femmes journalistes de la télé à partir de leur grain de beauté. Je dirai tout simplement de ces personnes qu’elles n’ont rien compris du métier de journaliste audiovisuel, lequel n’a rien à voir avec un casting de mannequin. Et puis, d’expérience personnelle, je ne sais pas si Colette Tshomba était vraiment un nom lorsqu’elle était journaliste à la télé. Cela n’a vraiment rien à voir avec la considération de mes paires et l’estime des gens dont je jouis aujourd’hui en tant qu’éditrice et patron d’une maison de presse.

Vous voilà patron dans un monde dominé par les hommes. Le parcours du combattant?
Non. La difficulté ne provient pas du fait qu’on est une femme, mais du fait d’y opérer tout simplement. Y accéder tout court et y être reconnu en tant que tel, voilà le défi. Et le défi devient plus difficile à relever quand on est jeune, homme ou femme. C’est un cercle fermé où la reconnaissance ne vient qu’avec le travail et le sérieux qu’on y met. Quand on fait ses preuves, on est accepté sans restriction. Pour être à ce jour la seule femme véritablement patronne d’une entreprise de presse, ça fait de moi une sorte de pierre angulaire incontournable. Je dois être partout et surtout donner mon avis, gender oblige!

Parlant de la parité, la femme ne doit-elle pas encore faire la démonstration de ses capacités?
Sur le genre en lui-même, il n’y a pas photo. Mais que cela soit consacré dans la constitution de la République c’est un fait historique indéniable pour permettre aux femmes de rattraper dans certains domaines le retard accusé sur les hommes. En fait, les inégalités entre l’homme et la femme sont le reflet des mentalités dans nos coutumes, traditions et dans notre société… Nous devons nous employer tous à encourager toutes les initiatives tendant à faire de la «discrimination positive» à l’égard de la femme et de la jeune fille. Dire que les femmes ne sont pas encore capables, ça serait faire injure aux femmes. En revanche, nous devons nous montrer désormais dignes des avantages que la loi nous accorde et relever le triple défi de la compétence, la lutte contre les inégalités et de l’intégration de la femme dans toutes les structures décisionnelles de la vie politique nationale. Quand nous aurons atteint cet objectif, je pense que les femmes n’auront plus besoin d’une loi pour avoir droit à n’importe quel poste de responsabilité.

Adolphe Dominguez, vous immortalise dans une chanson...
J’ai eu un sentiment de joie à la sortie du disque. C’était pour moi une surprise totale. N’étant pas à proprement parler dans le Star System à la kinoise comme l’a décrit «le Soft», la célébrité ne m’intéresse pas. Je ne la recherche pas. Mais si dans le contexte local, ça passe pour un signe de reconnaissance de ma réussite professionnelle, je l’accepte et l’assume tout à fait. Contrairement à d’autres, je n’ai jamais été adepte de «libanga» c’est-à-dire payer les musiciens pour être connue ou reconnue dans la société.

Comment faites-vous la vie de mère et votre travail?
Cela n’est pas facile… mais j’y parviens. Le tout est question d’organisation et de gestion du temps. Moi, je trouve toujours du temps pour mes enfants, ma famille et mes amis. Mes enfants comprennent que maman peut s’absenter de la maison, avoir un rendez vous important à l’extérieur.


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