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 L'ALCHIMIE

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ALCHIMISTE
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MessageSujet: L'ALCHIMIE   Lun 27 Aoû - 12:33

L'ALCHIMIE



Jan van der Straet - Le laboratoire de l'alchimiste (1551)


L'alchimie est une science (au sens ancien du terme) ésotérique dont l'objet est l'étude de la matière et de ses transformations. Elle repose sur un ensemble de pratiques (et en ce sens, elle est généralement considérée comme l'une des origines de la chimie moderne) et sur des considérations philosophiques particulières, l'hermétisme.
L'un des objectifs pratiques de l'alchimie est la transmutation des métaux, notamment des métaux nobles (or et argent) (selon la physique moderne si ces transformations sont inaccessibles dans les conditions expérimentales des alchimistes, elles sont par contre possibles dans le cadre des réactions nucléaires [réf. nécessaire]). L'alchimie prétend également détenir le secret de la médecine universelle capable de soigner tous les êtres vivants, et de prolonger la vie au-delà des limites naturelles ordinaires.
Dans la pensée hermétique proche du gnosticisme[1], la matière était perçue comme relevant d’un monde inférieur terrestre ou microcosme organisé à l'image du monde supérieur céleste ou macrocosme, de sorte que l'étude de la matière était pour l'homme coupé de la source divine originelle dont il était issu, un moyen de connaissance et de retour vers le divin.
En tant que connaissance ésotérique, les textes alchimiques possèdent la particularité d'être codés. Il s'agit d'un savoir qui n'est transmis que sous certaines conditions. Les codes employés par les anciens alchimistes étaient destinés à empêcher les profanes d'accéder à leurs connaissances. L'utilisation d'un langage poétique volontairement obscur, chargé d'allégories et de figures rhétoriques, avait pour objet de réserver l'accès aux connaissances à ceux qui auraient les qualités intellectuelles pour déchiffrer les énigmes posées par les auteurs et la sagesse pour ne pas se laisser tromper par les pièges nombreux que ces textes recèlent.
Il est difficile de retracer l'histoire exacte de l'alchimie, la mise en évidence d'un symbolisme alchimique convergent dans des civilisations éloignées dans le temps et dans l'espace, a également conduit le psychanalyste Carl Gustav Jung à s'intéresser à ce contenu en tant que révélateur d'une forme d'inconscient collectif. Dans le monde européen et arabe elle s'est notamment développée durant le Moyen Âge et la Renaissance, puis est devenue plus marginale à partir du XVIIIe siècle, tout en étant intimement liée à la naissance de la science moderne.
La dimension spirituelle et philosophique de l'alchimie explique qu'elle continue de nos jours à être pratiquée, par des chercheurs le plus souvent intéressés par son aspect ésotérique.
Laboratoire de l'alchimiste
Hans Vredeman de Vries, circa 1595



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MessageSujet: Re: L'ALCHIMIE   Lun 27 Aoû - 12:37

Antiquité


Dans la Chine antique, l'alchimie est déjà attestée au IVe siècle av. J.-C. (Serge Hutin avance que l'alchimie était déjà pratiquée en Chine en 4500 av. JC). La recherche des remèdes d'immortalité est le grand projet depuis la période des Royaumes combattants. Les souverains font confiance à la voie des magiciens et des immortels, et ces « magiciens » sont souvent alchimistes. Le premier empereur de la dynastie des Qin organise une expédition sur l'île légendaire de Penglai Shan. Ce récit parle de transmutation en or et d'allongement de la vie par des pratiques alchimiques[4]. Dans le cadre de la Chine légendaire, René Alleau envisage l’analogie entre Hermès Trismégiste et l’empereur jaune, hypothèse qui nous ferait remonter au III° millénaire avant JC [5]. Sur un plan strictement historique, le savoir alchimique est établi, pour la Chine, à la fin du premier millénaire av JC[6]. Le premier taité alchimique chinois connu est le Baopuzi neipian écrit par Ge hong (283-343 ap JC)[7]
En Inde, les pratiques shivaïques et tantriques suivent également la trame alchimique. Shiva (principe actif du soufre) féconde Çakti (principe passif mercuriel) pour donner à l'adepte le corps de diamant foudre, devenu en occident la pierre philosophale (voir l'analyse de Julius Evola, le yoga tantrique). Au Moyen-Orient, la grande Babylone connaît également l'alchimie (voir Mircéa Eliade, Cosmologie et alchimie babyloniennes). L'Iran antique connaît déjà l'homme primordial et son démembrement. En Égypte ancienne, on trouve déjà l'ouroboros, symbole du principe premier de l'alchimie, « solve & coagula », ainsi que le principe de la première étape, la dissolution, reconnue par les alchimistes comme étant l'allégorie du démembrement (voir Fulcanelli), ici celui d'Osiris (que la mythologie grecque reprendra comme le démembrement de Dionysos-Zagreus, ou celui d'Orphée). En Grèce, dans Les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes (295-215 av. J-C), c'est Hermès qui change la Toison en or [8]. Le parallèle de l'Argo avec le Saint-Vessel chargé du Graal sera fait au moyen-âge[9].

L'école d'Alexandrie, probablement le centre le plus fécond de toute l'Antiquité, eut également ses maîtres à penser en alchimie (Zosime[10], Synésius, Olympiodore l'alchimiste[1]). C'est, indirectement, par cet intermédiaire que l'alchimie a pris sa forme médiévale en Europe, où elle s'est introduite par le canal Arabe. Les arabes eux-mêmes l'ont connu de part la culture alexendrine, quand ils s'installeront en Egypte au VII° siècle[11]. L'école d'Alexandrie connut un foisonnement de textes hermétiques, 20000 selon Jamblique au second siècle[12]. L'alchimie s'y est formée au confluent de courants hétéroclites[13]. Il semble néanmoins que ce soit à la gnose chrétienne que l'alchimie doit sa complexité[14]. Un grand nombre de textes hermétiques médiévaux en Europe seront d'inspiration alexandrine[15].

Hermès, et le problème de sa multifonctionalité


Il est peu de dieux qui se faufilèrent au travers des filtres des siècles, pour arriver intacts au XX° siècle. Si Hermès est de ceux là [16], c'est parce qu'il est porteur d'une ambiguité qui le fait glisser sur une large palette qui va du rôle d'un Dieu jusqu'à celui d'une fonction alchimique[17]. Il est avant tout une fonction théologique, au sens philosophique, où, tout comme le Christ, il est assimilé au Logos[18]. Antoine Faivre a fait une magistrale étude[19] sur l'ambiguité d'Hermès. Faisant la différence entre le mythe [20] et le mythique[21], il va faire la nuance entre "Le Dieu au caducée, et Hermès Trimégiste, auteur légendaire des écrits appelés hermetica"[22]. Le vocable 'Trimégiste' (qualifié par faivre de précipitation de Mercure dans l'histoire) lié à Hermès n'apparait qu'au second siècle ap JC[23], et on lui a associé aussi bien le ternaire alchimique, les 3 niveaux du monde (céleste, terrestre et infernal), les 3 règnes naturels (minéral, végtal, animal), les 3 principes alchimiques (sel, soufre, mercure), la trinité, ou encore 3 règnes historiques succesifs, dont le premier fut Henoch[24]. l'Hermès historique va naître à partir de 640 ap JC, quand les arabes découvriront l'édifice Abou Hermès à Memphis où il auraient trouvé une révélation, 'le trésor d'Alexandre' (dont la plus ancienne version connue est arabe - elle fait partie d'un traité de Gabir - date du VIII° siècle), contenant la fameuse 'table d'émeraude'[25]. Le problème s'est encore complexifié quand, en 1460, un moine apporte de Macédoine le 'Corpus Hermeticum', sensé avoir été écrit par Hermès, à la cour de Florence. Ficin, à la demande de Cosme de médicis, le traduit en urgence, et Pic de la mirandole, en l'alliant à la Kabbale, crééra l'origine de la tradition hermético-kabbalistique[26]. En 1614, Isaac casaubon démontre que ces textes n'ont rien d'égyptien, et qu'ils datent des premiers siècles ap JC. On sait aujourd'hui que le Corpus Hermeticum, publié sous l'auteur 'Hermès Trimégiste', n'a rien à voir avec un quelconque Hermès[27]. Il y a donc lieu de distinguer 4 niveaux d'Hermès :




  • Le Dieu Hermès, de l'Olympe, popularisé dans la mythologie grecque
  • Hermès Trimégiste, auteur légendaire de traité, historicisé à partir du 2° siècle ap JC
  • l'Hermès théologique, au sens de la philosophie grecque, assimilé au Logos
  • Le Mercure alchimique, fonction centrale et opérationnelle de l'élaboration du grand oeuvre


Hermétisme et Gnose


l'hermétisme gnostique[28] est une doctrine apparue sous l'influence de la littérature diffusée sous le nom du 'Trimégiste', présentée comme initiée par un Dieu (Noûs, Agathos Daimôn) l'ayant lui-même transmise à Hermès[29]. Festugières distingue l'hermétisme philosophique selon 2 courants antagonistes, "selon qu'il s'apparente à la sagesse ou à la gnose, à l'hellénisme ou au mysticisme oriental"[30]. Le sage (au sens de la philosophie grecque) y est opposé à l'hermétiste et au gnostique. Pour le sage, le monde est mauvais, mais vécu comme une fatalité de l'ordre universel[31]. Pour le gnostique, "le monde est mauvais, Dieu ne peut donc pas en être l'auteur direct : la création est due à un second Dieu, démiurge. Ce dualisme porte des conséquences infinies, le mouvement premier de l'homme souffrant est de se révolter contre ce dieu qui le fait souffrir [...] Le dieu vrai ne se laisse voir que par révélation, à un petit nombre d'élus [...] Comme ce monde est mauvais, il est vain de travailler à une meilleure organisation de la société humaine [...] On rencontre dans l'hermétisme toute une doctrine de la foi : la foi est la condition indispensable de la gnose"[32]. Ces doctrines se marieront au christianisme pour donner la gnose chrétienne[33]. malgré une apparente disparité, la gnose aura, dans toutes ses expressions, un point commun: le démiurge, dieu mauvais ou incompétent[34], et la doctrine de salut individuel (la Connaissance, Gnôsis) pour lui échapper. C'est ainsi qu'Hermès se retrouve dans la littérature gnostique sous la forme du Logos, comme l'a remarqué Jack Lindsay: "La voix créatrice de Thoth devint sous l'influence de la pensée hellénistique la sagesse créatrice de Dieu, Sophia, laquelle devint le Logos, le verbe ou la raison de Philon, des néoplatoniciens et enfin des chrétiens"[35].
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MessageSujet: Re: L'ALCHIMIE   Lun 27 Aoû - 12:42

Moyen Âge


Au XIIe siècle, revers inattendu des croisades, les textes arabes, qui connaissaient déjà une théologie et une métaphysique très élaborée (Avicenne, Averroès, Maïmonide) remontent en Occident par l'Espagne et la Turquie. Aristote, inconnu alors jusque là en Europe, devient le système clé de la philosophie scolastique médiévale[36] (Abélard, Albert le Grand, Saint Thomas d'Aquin) qui portera en son sein tout le matériel alchimique (voir Roger Bacon, Arnaud de Villeneuve, Raymond Lulle). Afin d'éviter les foudres de l'hégémonie chrétienne[réf. nécessaire], naissent les récits épiques (Arthur, les chevaliers de la Table Ronde, qui convergeront vers un thème central : le Graal), greffés sur le matériel évangélique (le vase recueillant le sang du Christ, tenu par Joseph d'Arimathie), sur les romans de l'antiquité, et greffés sur 'la matière de Bretagne', de source celtique, reprenant la légende arthurienne [37]. Ces récits porteront des informations capitales que les alchimistes reprendront dans leurs traités. C'est à ce moment, au XIIe siècle, qu'apparaît un texte capital, la Table d'émeraude[38], axiome de base de tous les alchimistes médiévaux), que la croyance populaire attribuera à Hermès (on sait aujourd'hui que la « table d'émeraude », dite « tabula smaragdina », est en fait la partie finale d'un traité nommé « Le livre du secret de la création et technique de la Nature », rédigé sous le règne du Khalife Ma'Mûn en 833, voir à ce sujet Henry CorbinHistoire de la philosophie islamique) [39]. À cet instant, au XIIe et au XIIIe siècle, l'alchimie est à peu près en phase avec les Pères de l'Église[réf. nécessaire], puisque ses promoteurs sont issus de la culture catholique.
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Graal et alchimie


Le mythe du Graal trouverait ses origines dans la légende celtique du chaudron Dagda [40]. Markale a relevé une grande diversité de références alchimiques dans l'ancienne littérature celtique[41], et a envisagé la voie opérative chez ce peuple[42]. La première mention du Graal apparaît en France par Chrétien de Troyes, influencé par les 'sources celtiques' d'origine anglaise par lesquelles Geoffroy de Monmouth introduira la 'matière de Bretagne' [43]. Néanmoins, l'origine égyptienne, ou plus exactement alexandrine, du Graal, reste également une possibilité[44]. Dans la mesure où, par une extraordinaire coïncidence, ces deux traditions éloignées, la première par Tolède, la seconde d'origine galloise, parvinrent simultanément en France au cours du XII° siècle, il est diffcile, à ce jour, d'opter pour l'une ou l'autre.


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XIVe ‑ XVIe siècle, l'apogée


L'alchimie commence à prendre ses distances avec l'Église, sur laquelle elle avait pris naissance et qui l'avait jusque-là tolérée. La réforme se prépare, les doctrines théosophiques apparaissent, l'illuminisme se développe. L'approche purement théologique devient ambivalente pour se muer en descriptif analogique[réf. nécessaire]. La grâce divine reflète la pierre, le discours prend plusieurs significations : théologique, métaphysique et physique. L'alchimie, frappée d'hérésie, se fonde en doctrine secrète pour échapper à son bourreau. Il faut désormais une érudition et une capacité de discernement pour entendre les textes masqués sous d'épais voiles. C'est dans ce contexte que naîtra le foisonnement de textes le plus important de toute l'histoire occidentale[45], mais aussi le plus obscur. Les auteurs les plus caractéristiques sont Guillaume de Loris (Roman de la rose), Flamel, Ripley, Bernard de Trévise, Isaac le hollandais, Paracelse, John Dee, Denis Zachaire, L'abbé Trithème, Salomon Trismosin, Basile Valentin, Kunrath. À cette époque, la capitale de l'alchimie est Prague, et à peu près tous les érudits y convergent. Cette ville jouera le rôle d'Alexandrie dans l'Antiquité.
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XVIIe ‑ XIXe siècle, le déclin


Avec la Renaissance, le siècle des Lumières, et l'avènement du matérialisme, se développera au cours de ces trois siècles un schisme que l'on pourrait appeler "laïcité métaphysique". Les succès des approches cartésiennes et kantiennes propagent l'idée que la Nature est concevable dans sa forme observée, mesurable, indépendamment d'une causalité qui la transcenderait. La Science est née. Même si de grands alchimistes marquent encore cette époque (l'anglais Eyrénée Philalèthe (dans la première moitié du XVIIe siècle), le médecin suisse Jean-Frédéric Schweitzer dit Helvétius à la fin du XVIIe siècle, Jean-Baptiste Alliette (1738 – 1791), dit Etteilla ([2]) au XVIIIe siècle, Albert Poisson à la fin du XIXe siècle, même si certains scientifiques défendent encore les principes hermétiques [46] (Leibniz[47] [48], Newton[49]), l'alchimie est progressivement assimilée à une proto-chimie, pour finir par voir son arrêt de mort signée par Lavoisier. Au XIXe siècle, les quelques alchimistes résiduels sont considérés comme des curiosités, vestiges d'une époque révolue.
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MessageSujet: Re: L'ALCHIMIE   Lun 27 Aoû - 12:46

Le XXe siècle, l'alchimie renaît de ses cendres [modifier]

En 1926 paraît, dans l'indifférence générale, un ouvrage intitulé Le Mystère des cathédrales écrit par un total inconnu, de surcroit anonyme, un certain Fulcanelli. Cette figure deviendra au cours du XXe siècle une véritable légende, en passe de dépasser le mythe de Faust[50]. Un certain Canseliet, qui aurait été son élève, va venir souffler le chaud et le froid sur ce personnage, qui, selon la légende, aurait bénéficié du "don de Dieu", l'immortalité (il aurait été vu en Espagne âgé de 113 ans)[51]. Fulcanelli et Canseliet sont deux auteurs ayant publié quelques ouvrages d'une érudition titanesque au regard de l'alchimie, véritable synthèse de toute la connaissance alchimique et qui "suffiraient" par eux-mêmes selon les plus fidèles partisans. Parallèlement, l'anthropologie fait des pas de géant. Mircea Eliade, anthropologue et historien des religions du XXe siècle, develope dans "Forgerons et alchimistes" l'idée que l'alchimie, loin d'être l'ancêtre balbutiant de la chimie, représente un système de connaissances très complexe dont l'origine se perd dans la nuit des temps, et commun à toutes les cultures.
En 1953 René Alleau publia aux éditions de Minuit un ouvrage fondamental : Aspects de l'alchimie traditionnelle avec une préface d'Eugène Canseliet. C'est d'ailleurs Alleau qui, en 1948, prononça une série de conférences sur l'alchimie auxquelles assista André Breton, et qui eurent un profond retentissement sur le chef de file des surréalistes. On doit au même auteur la collection Bibliothica hermetica.
Sont également auteurs contemporain, Roger Caro, fondateurs d'une minorités spirituelles l' "Église universelle de la nouvelle alliance", Kamala Jnana et Jean Clairefontaine , d'ailleurs peut être tous la même personnes [3].
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Objet de l'alchimie


Allégorie de l'Alchimie



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Généralités


Les alchimistes étaient supposés chercher le secret de la fabrication de la pierre philosophale, ou « grand œuvre », censée être capable de transmuter les métaux vils en or, ou en argent. Mais derrière des textes hermétiques constitués de symboles cachant leur sens au profane, les alchimistes s'intéressaient plutôt à la transmutation de l'âme, c'est-à-dire à l'éveil spirituel. On parle alors de "l'alchimie mystique". Plus radical encore, l'Ars Magna, une autre branche de l'alchimie, a pour objet la transmutation de l'alchimiste lui-même en une sorte de surhomme au pouvoir quasi-illimité. L'alchimie a ainsi des aspects néo-platoniciens, séparant matériaux élevés et purs de leurs équivalents impurs et corrompus. Toutefois, la quête alchimique des premiers temps, celle de l'élixir, peut être simplement thérapeutique ; ce qui explique l'importance de la médecine arabe dans le développement de l'alchimie. On sait en effet que les médecins arabes vont développer une thérapeutique complexe, inventant des médications extrêmement sophistiquées (sans être nécessairement efficaces), et des procédés de transformation des produits naturels (comme la distillation, l'alambic étant une invention du monde arabe). La pierre philosophale, l'élixir, ces finalités des tentatives alchimiques sont aussi des panacées, des médicaments universels. En ce sens, même si l'alchimie n'est pas un ancêtre direct de la chimie, on observe chez Paracelse une transition entre alchimie et chimie par ce que le médecin suisse appelait iatrochimie.
L'alchimie était censée opérer sur une Materia prima, Première Matière, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c'est-à-dire la transformation des métaux vils en or.
Trois principes fondent la métaphysique de l'alchimie : le sel, le soufre et le mercure, correspondant respectivement au centre moteur, émotionnel, et intellectuel[52].
Les trois phases de l'obtention du sel sont distinguées par la couleur que prend la matière au fur et à mesure : œuvre au noir, au blanc, au rouge. Elles correspondent à trois types de manipulation chimique : noir (carbonisation), rouge (incandescence par ignition spontanée), blanc (calcination et lessivage répétés).
C'est par l'extraction que l'on obtient le soufre et par la fermentation-distillation-rectification, le mercure , le sel étant obtenu par calcination. Notez que les alchimistes croyaient qu'en faisant brûler ou chauffer des choses, ils les rendraient pures car ils voulaient éliminer le phlogistique, fluide qui était «matériellement» la chaleur. Les « noces chimiques » dont le résultat est la pierre ou l'élixir s'opèrent entre le soufre et le sel par la médiation du mercure.
L'alchimie continue à l'heure actuelle de fasciner certains chercheurs. Selon certains alchimistes modernes, elle utilise les énergies de la vie pour transmuter les métaux ; cette énergie serait puisée également dans l'alchimiste lui-même. Ainsi seul un être vivant intelligent pourrait effectuer des opérations alchimiques. Vouloir automatiser les procédés alchimiques ne servirait donc à rien.
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La transmutation possible ? [modifier]


L'Alchimiste par Sir William Fettes Douglas



Bien que certains alchimistes renommés aient prétendu réussir l'opération de transmutation en or, on sait aujourd'hui qu'elle est chimiquement impossible mais physiquement réalisable. L'or comme les autres métaux étant des éléments simples (voir le Tableau périodique des éléments), seule une réaction nucléaire, modifiant les noyaux des atomes eux-mêmes, permettrait la production d'or. Le coût de cette transmutation est, avec les techniques actuellement connues, bien plus élevé que la valeur de l'or produit.
Il n'en reste pas moins que l'alchimie a fasciné des philosophes et des savants de toutes époques, tels Roger Bacon (1220-1292), Paracelse (1493-1541) ou Isaac Newton (1643-1727).
Parmi les alchimistes les plus renommés, il convient de citer Nicolas Flamel (1330-1417), dont on prétendit qu'il tira une immense fortune de ses expériences de transmutation. Cette fortune aurait servi à bâtir de nombreux hôpitaux et églises. Pourtant, l'origine de sa richesse reste mystérieuse et, après sa mort, de nombreuses personnes cherchèrent en vain sa pierre philosophale. Sa tombe au père lachaise à paris est un hagiographe représentant le processus alchimiquet.
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MessageSujet: Re: L'ALCHIMIE   Lun 27 Aoû - 12:49

Terminologie et modalités d'expression
Les présupposés populaires laissent à penser que la terminologie descriptive de l'alchimie se réduit à une sémantique propriétaire à caractère para-chimique (soufre, mercure, sel, métaux, antimoine etc.). Bien souvent, ne sont pas classées en catégorie « alchimie » les doctrines soutenues par un vocabulaire différent. C'est là une des plus grandes erreurs que commettent les profanes.
Dans son sens le plus large, l'alchimie se veut descriptive des grands principes de l'univers. Les alchimistes se nomment eux-mêmes « seuls philosophes véritables », et travaillent dans un esprit absolument élitiste, estimant que seuls les esprits dignes et pénétrants doivent avoir accès aux résultats de leurs investigations. Ainsi les grands principes de l'alchimie sont non seulement codés, mais prennent aussi de multiples formes d'expression, voire sont parsemés d'erreurs délibérées.
Dans toute l'histoire de l'humanité, on retrouve des textes qui suivent les modalités descriptives de l'alchimie médiévale, cette dernière n'étant d'ailleurs, comme indiqué dans l'historique, qu'une fille desdits textes. Les auteurs parvenus à la compréhension de l'art aiment d'ailleurs à naviguer sur des références au semblant lointaines des concepts para-chimiques. Un esprit averti devient parfaitement capable de reconnaître dans des textes antiques les principes que lui-même explique sous une terminologie très différente.
Ce principe d'expression multiple pose d'ailleurs un véritable problème aux historiens, théologiens, exégètes, car en donnant une signification allégorique aux textes concernés, il en remet en cause l'authenticité historique (si la sortie d'Égypte orchestrée par Moïse représente le descritif d'un principe, c'est l'existence historique de Moïse qui est menacée). Curieusement, l'archéologie peine très souvent à confirmer une authenticité historique (et en arrive même à la réfuter) relative à un texte revendiqué par l'alchimie comme allégorie (dans l'exemple de Moïse, on sait maintenant que l'Égypte ancienne n'avait pas d'esclaves sémites)

Œuvres contenant une description du processus alchimique


La majorité des ouvrages d'alchimie se basent sur au moins un des supports ci-dessous :


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Les récits épiques


Exemple : Le roi Arthur, mourant, est transporté sur l'île d'Avalon où va s'effectuer sa résurrection. Descriptif : Représenterait le passage de l'œuvre au noir à l'œuvre au blanc.
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La mythologie grecque


Exemple : Dans Callimaque, Astéria, l'île céleste, devient Délos, l'île flottante. Descriptif : Représenterait la matière visqueuse, très précieuse, flottant à la surface, que l'alchimiste doit soigneusement séparer. Le voyage des Argonautes, autre exemple, dont l'objectif est l'appropriation de la toison d'or, est un des textes fondamentaux auxquels se réfèrent les alchimistes.
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La philosophie grecque


Certains textes philosophiques, auparavant incompréhensibles, prennent un relief inattendu sous la lecture alchimique (exemple : Héraclite, disant « le feu qui vient séparera toute chose » ou l'œuvre d'Aristote De la génération et de la corruption)
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Les textes religieux


Le Nouveau Testament est souvent cité par les alchimistes (exemple : l'étoile qui guide les rois mages représente le signe qui va mener à l'enfant philosophal), ainsi que l'Ancien Testament (la séparation des eaux de la Genèse ou la traversée de la Mer Rouge par Moïse sont le principe de la séparation initiale des éléments).
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Les contes populaires


Certains initiés auraient incrusté de grands secrets alchimiques dans des contes populaires. Par exemple, l'épopée de Pinocchio (dont on trouve aussi le pendant dans l'Ancien Testament - Jonas et la baleine) retrace l'ensemble de l'œuvre, jusqu'à la Pierre Philosophale (le pantin qui devient garçon). Ou encore, "Blanche rose et rose rouge [4]" des frères Jacob et Wilhelm Grimm.
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Le folklore et les traditions populaires


La galette des rois serait un excellent exemple d'expression ultra populaire d'un principe alchimique fondamental (voir à ce sujet l'analyse de Fulcanelli). Il décrirait la capture de l'élément rédempteur au sein du chaos primordial.
Il ne faut pas pour autant s'imaginer que tout est alchimie, très loin s'en faut. Les textes respectant intégralement le code hermétique sont rares, parce que les initiés furent rares. Le plus souvent, ce sont des textes vulgaires, quelconques, qui ont été utilisés et dans lesquels seules quelques insertions d'ordre initiatique ont été faites. Il faut alors avoir au moins le niveau d'amateur averti pour pouvoir les soupçonner puis les séparer.
Il y a d'ailleurs fort à parier que bon nombre de textes n'ont pas encore été décelés comme issus de la connaissance alchimique, car les investigateurs en la matière furent toujours très réduits, étant donné le niveau de culture élevé requis. Néanmoins, un lecteur de talent pourrait toujours découvrir un trésor soigneusement enfoui par un ancien qui apporterait des lumières inédites sur l'Art.
Un mot également, très important, sur l'expression alchimique non intentionnelle. L'alchimie étant un descriptif de l'Univers, il est parfaitement réalisable, pour un non-alchimiste totalement ignorant en la matière, de parvenir, par une approche d'un angle différent qui lui serait propre, à un descriptif conforme à la tradition alchimique. Il « suffirait » pour cela que son approche aboutisse à la description, ou au moins au pressentiment, d'une « vérité universelle ».
Exemple en philosophie, Albert Caraco décrit le « changement de sensibilité » comme étant le salut de l'homme (ce qui correspond d'ailleurs exactement à la base de la doctrine de Carlos Castaneda, le mouvement du point d'assemblage). Nous trouvons ici, par analogie, le « Solve » alchimique, qui est la base du début de « l'Œuvre ». Naturellement, seuls les cerveaux d'une exceptionnelle capacité de pénétration, ou ceux qui ont été initiés, voire se sont initiés eux-mêmes sur des textes anciens, sont capables d'entrer dans cette catégorie. Loin d'être à négliger, cet aspect de l'expression alchimique est peut-être le plus important de tous, car il permet de placer un concept pragmatique et compréhensible sur une terminologie classique absolument impénétrable.
Dans cette catégorie, on peut également mettre certains des nouveaux supports d'expres​sion(cinéma, dessins animés). Dans le premier volet de Matrix, le simulateur de matrice, où s'effectue l'entraînement de Néo, où l'on peut violer les règles (physiques), nous retrouvons exactement l'analogie de la matière active, sulfureuse, qui va féconder la matière passive, mercurielle. Dans le film de Stanley Kubrick, 2001, l'odyssée de l'espace, on retrouve la trame de l'épopée antique (que Joseph Campbell a analysée dans Les héros sont éternels) : départ du héros, combat contre le monstre mythologique, stade que l'alchimie assimile à la production du dissolvant (voir Fulcanelli), initiation du héros, retour du héros à sa contrée d'origine.
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Du laboratoire Alchimique au laboratoire Chimique


Le laboratoire chimique doit enormement à l'alchimie. Au point que certain ont qualifier l'alchimie de proto-chimie. Ce n'est pas dénué de fondement, memme si l'objet de l'alchimie (la pierre philosophale et la transmutation des metaux) et celui de la chimie (l'etude de la composition, les réactions et les propriétés chimiques et physiques de la matière.) sont réelement distincte. Les techniques et les ustensiles de l'alchimie, utilisé par les savants (newton , etc..) avant la methode scientifique, continue d'etre utilisé de nos jours. Parmis ces grands alchimistes qui ont contribuer à la chimie comptemporaine, il convient de citer Marie la Juive[53] auquel ont attribut l'invention du bain-marie[54], du kerotakis[55] et du tribikos.
L'alchimie a permis également des decouvertes de nouveaux materiaux et proceder, tel que Johann Friedrich Böttger co-ré-inventeur de la porcelaine.
Enfin l'alchimie à egalement assurer la perpetuation d'instrument, tel l'alambic , largement utiliser dans le laboratoire alchimique.




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MessageSujet: Re: L'ALCHIMIE   Lun 27 Aoû - 12:54

Œuvres ayant pour thème l'alchimie






  • Séries télévisées et romans :

    • On pourrait aussi penser à la très récente série japonaise manga Hagane no Renkinjutsushi (plus connue sous le nom de Fullmetal Alchemist) qui met en scène en 1910 deux frères qui ont tenté une transmutation humaine de leur mère. Le petit frère Alphonse a subi une transmutation d'âme grâce à son grand frère Edward qui a dû sacrifier son bras et sa jambe pour respecter le principe de l'échange équivalent. Maintenant ils cherchent la pierre philosophale pour retrouver leurs corps.
      Le dessin animé est plutôt court, (52 épisodes dont 1 de 1h30) mais il traite de sujets philosophiques et de thèmes sérieux qui ne sont pas sans rappeler la
      Seconde Guerre mondiale et la shoah.
      Le manga insiste encore plus sur ce point avec une histoire beaucoup plus longue et plus intéressante. Ainsi, d'autres principes philosophiques sont évoqués dans le manga. L'histoire n'est d'ailleurs pas finie, au neuvième jour de chaque mois un nouveau chapitre apparaît, les tomes reliés sortent tous les quatre mois. En France c'est tous les deux mois.
      Le manga et le dessin animé partent d'un même point et suivent le même cheminement jusqu'aux épisodes 24-25.




    </LI>





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Bibliographie


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Ouvrages généraux ou de vulgaristion






  • Varenne Jean-Michel, L'alchimie, MA éditions, 1986

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Aspects spécifiques de l'alchimie






  • Alleau René, aspects de l'alchimie traditionnelle, Les éditions de minuit, 1986





  • Faivre, Antoine, Toison d'or et alchimie, Arché édidit 1990





  • Wirth, Oswald, Le symbolisme Hermétique dans ses rapports avec l'alchimie et la Franc-Maçonnerie, Coll. Initiation, Paris, Editions Dervy, 1995, 224p.

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Etudes historiques


Davy M.-M., initiation médiévale, la philosophie au XII° siècle, Albin Michel 1980, bibliothèque de l'hermétisme
Genet Jean-Philippe, La mutation de l'éduction et de la culture médiévales, Occident chrétien (XII° siècle - milieu du XV° siècle, Ed. Seli Arslan, Paris 1999
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Notes









    <LI id=_note-0> "Les écrits ésotériques de l'hermétisme qui, émergeant au XII° siècle du sous-sol gnostique, vinrent à la lumière ...", MM Davy, initiation médiévale, la philosophie au XII° siècle, Albin Michel 1980, Bib. de l'hermétisme, p39 ; Voir aussi dans ce même article le par. sur l'école d'Alexandrie, dans le chapitre Histoire ; Voir aussi Serge Hutin, l'alchimie, PUF Que sais-je, chap. les origines historiques, sous chp. 'Gnoses païennes et chrétiennes



    <LI id=_note-1> Dictionnaire historique de la langue française - Le Robert



    <LI id=_note-2> Mircéa Eliade, Forgerons et alchimistes, Champ Flammarion



    <LI id=_note-3> " [...] Sacrifiez au fourneau (tsao), déclare Li-Chao-Kiun, selon l'historien Sse-Ma Ts'ien, et vous pourrez faire descendre des êtres transcendants. Lorsque vous aurez fait descendre, la poudre de cinabre pourra être transmuée en or jaune ... Lorsque votre longévité sera prolongée, vous pourrez voir les bienheureux (t'chenn) de l'île P'ong-laï qui est au milieu des mers." Mémoires historiques de Se-ma Ts'ien, 1899, t. II, p. 465, trad. Chavannes, cité par René Alleau, aspect de l'alchimie traditionnelle, éd. de Minuit 1986, p39



    <LI id=_note-4> «La formation du mythe d’Hermès Trimégiste n’est pas sans rappeler, à maints égards, celui de l’empereur jaune, Hoang-Ti» Ibid, p39



    <LI id=_note-5> « […] un alchimiste comme Li-Chao-Kiun dont l’adresse à l’empereur Wou, des Han antérieurs, atteste clairement que la technique de la chrysopée et l’alchimie, en tant que savoir autonome, étaient déjà connus dès le II° siècle avant l’ère chrétienne » R. Alleau, Ibid, p38



    <LI id=_note-6> "Le 'traité ésotérique du maître qui porte la simplicité' est en Chine le premier traité d'alchimie et d'immortalité. Son auteur, Ge Hong, est 'le plus grand écrivain alchimiste de tous les temps' selon J. Needham [...] Le problème de l'immortalité physique y est abordé sous de nombreux aspects. La question n'est pas de celles qui se satisfont d'une réponse simple. Nous avons en effet affaire à une science complexe, qu'il serait imprudent de juger à travers nos critères culturels et scientifiques actuels. Aussi bien, le débat sur la pertinence de la quête de l'immortalité est-il voué d'avance à l'impasse, comme l'a bien compris notre auteur il y a un peu plus de 16 siècles" La voie des divins immortels, les chapitres discursifs du Baopuzi Neipian, traduit du chinois, présenté et annoté par Philippe Che, Gallimard, Connaissance de l'Orient, 1999, voir postface et introduction p7 & 8



    <LI id=_note-7> "Que veut dire Apollonius quand il écrit que la toison s'est transformée en or par le seul fait d'avoir été touchée par Hermès?". A. Faivre, Toison d'or et alchimie, Arché édidit 1990, p. 33, qui renvoie à F. Vian & E. Delage, Argonautiques II, 1144, Paris, Les belles lettres, coll. Budé 1976-1981



    <LI id=_note-8> « Suggestif paraît le rapport entre la toison d’or et le Graal, souligné par l’association du vaisseau et de la fabuleuse coupe : ‘le Saint-Vessel’ évoque la nef de Salomon chargée de cet objet de queste, tout ainsi qu’Argo au retour de Colchide. Argo, construite avec des chênes voués à Jupiter – et l’AES alchimique, on l’a vu, est parfois associé à ce Dieu -, joue le rôle, à la fois, de passeuse et de prodigieux réceptacle » A. Faivre, Ibid, p108



    <LI id=_note-9> Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865



    <LI id=_note-10> "L'alchimie a pénétré d'assez bonne heure dans le monde islamique [...] Le rôle essentiel dans la transmission des écrits grecs aux arabes a été joué par les savants coptes d'Egypte, imprégnés de culture alexandrine" S. Hutin, l'alchimie, PUF Que sais-je 1967, p42



    <LI id=_note-11> Ibid, p36



    <LI id=_note-12> "L'alchimie semble être née à Alexandrie d'un assemblage composite de spéculations et de pratiques héllénistiques, chaldéennes, égyptiennes et juives" Ibid, p39



    <LI id=_note-13> "Quant au gnosticisme chrétien, qui proliférait à Alexandrie, il a joué un rôle de premier plan : l'alchimie emprunta le style compliqué de la gnose [...] Il y a d'ailleurs analogie profonde entre la Gnose [...] et l'alchimie", ibid, p36



    <LI id=_note-14> Voir A. Faivre, Cahiers des l'hermétisme, Présence d'Hermès Trimégiste, chap. la postérité de l'hermétisme alexandrin, Albin Michel 1988



    <LI id=_note-15> il donne son nom à l'hermétisme, on le retrouve en effigie sur les timbres et monnaies du siècle, on lui doit l'emblème de la pharmacie



    <LI id=_note-16> Hermès donne son nom au Mercure alchimique, élément central du processus de l'acquisition du grand oeuvre (Fulcanelli dira : 'Dans notre oeuvre, affirment les philosophes, le Mercure seul suffit' Le mystère des cathédrales, p105



    <LI id=_note-17> "Hermès, identifié par les philosophes au logos, sera comparé par les Pères au Christ" Eliade, histoire des croyances et des idées religieuses, T1, payot 1987, p290 ; voir aussi les écrits gnostiques, cf Leisegang, La Gnose, où Jésus et Hermès sont identifiés au Logos



    <LI id=_note-18> Cahiers des l'hermétisme, Présence d'Hermès Trimégiste, d'Hermès-Mercure à Hermès-Trimégiste, Albin Michel 1988



    <LI id=_note-19> "récit initiatique mettant en scène un ou plusieurs héros divins"



    <LI id=_note-20> "le mythe littéraire, tout le reste, une fois évacuée la présence des dieux ... ce qui favorise l'historicisation"



    <LI id=_note-21> A. Faivre, ibid, p25



    <LI id=_note-22> Ibid, p27



    <LI id=_note-23> Pour toutes ces hypothèses, voir Faivre, ibid, p27



    <LI id=_note-24> ibid, p35



    <LI id=_note-25> Ibid, p40



    <LI id=_note-26> "La collection de dialogues connue sous le nom de Corpus hermeticum, le 'discours parfait' conservé sous le nom d'Asclépius, et les extraits complés par Stobée, se placent entre 100 et 300 de notre ère. Sauf le cadre, ils contiennent extrêmement peu d'éléments égyptiens. Les idées sont celles de la pensée philosophique grecque populaire, sous une forme très eclectique, avec ce mélange de platonisme, d'aristotélisme, et de stoïcisme; çà et là apparaissent des traces de judaïsme, et probablement aussi, d'une littérature religieuse dont la source ultime est l'Iran" A.D. Nock, préface à hermès Trimégiste, trad. Festugière, les belles lettres, 1999



    <LI id=_note-27> terme employé par A.J. Festugières, Histoire générale des religions, indo-iraniens, judaïsme, origines chrétiennes, A. Quillet éd., 1945, p65



  1. Ibid, p62
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MessageSujet: Re: L'ALCHIMIE   Ven 18 Mar - 17:46

Bonsoir,

L'alchimie est la science magique par excellence.
Faire apparaître de l'argent, par exemple, est de l'alchimie. Une alchimie matérielle. L'alchimiste est, bien entendu, aidé par des esprits, contrairement à l'alchimiste du moyen âge.

Mais dans l'alchimie dont nous fait part notre frère, il y a des clés qu'il faut comprendre: le mercure, par exemple, est le sang menstruel; le souffre est le sperme. D'autres éléments comme la salive et la matière fécale entre en jeu à un certain moment de cette alchimie matérielle.

Quoi qu'il en soit, son but réel n'a jamais été de faire de l'or (qui est un langage codé), mais de prolonger la vie physique par l'absorption de l'elixir de vie (mélange de sperme et de sang menstruel à boire à certaines périodes de l'année! Eh oui!).

La pierre philosophale, elle aussi, est le langage codé pour autre chose...

Fraternellement
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